Chevaux Whinny utilisant une vocalisation unique à deux fréquences

21

Pendant des décennies, le son distinctif du hennissement d’un cheval a intrigué les scientifiques. Aujourd’hui, une nouvelle étude révèle que les chevaux produisent cet appel unique en combinant deux mécanismes vocaux distincts : le chant et le sifflement simultanés. Les résultats, publiés dans Current Biology, expliquent comment les chevaux génèrent simultanément des grondements à basse fréquence et des sifflements aigus dans leur larynx, ou boîte vocale.

Comment les chevaux produisent des whinnies

Les chercheurs ont découvert que les chevaux créent des hennissements en faisant vibrer leurs cordes vocales (produisant un son basse fréquence autour de 200 hertz) tout en sifflant également dans le larynx (générant un son haute fréquence dépassant 1 000 hertz). C’est inhabituel : les animaux plus gros produisent généralement des fréquences plus basses, tandis que les plus petits sifflent. Les chevaux, cependant, semblent être les seuls à pouvoir faire les deux à la fois.

« Nous savons enfin comment les deux fréquences fondamentales qui composent le hennissement sont produites par les chevaux », explique Élodie Briefer, co-auteure de l’étude de l’université de Copenhague.

Pourquoi c’est important

La capacité de produire deux fréquences simultanément peut permettre aux chevaux de transmettre plusieurs messages au sein d’un seul appel. Cela pourrait expliquer pourquoi les hennissements transmettent des signaux émotionnels complexes : les différentes fréquences peuvent représenter l’urgence, le lieu ou même l’identité individuelle. La recherche soutient l’idée selon laquelle les vocalisations des chevaux sont plus sophistiquées qu’on ne le pensait auparavant.

Sue McDonnell, experte en comportement équin à l’Université de Pennsylvanie (qui n’a pas participé à l’étude), qualifie ces résultats de « document historique » qui inspirera de nouvelles recherches sur la communication entre chevaux.

Essentiellement, les chevaux ne font pas que du bruit ; ils parlent dans un langage complexe et complexe que nous commençons seulement à comprendre.

Cette découverte souligne l’importance de poursuivre l’étude des vocalisations animales, car elle révèle que même des sons apparemment simples peuvent contenir des informations étonnamment riches.

попередня статтяÉchec des médailles aux Jeux olympiques d’hiver : une panne de la métallurgie