Pourquoi l’Université nationale australienne a sauté les études de premier cycle pendant 14 ans

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L’Université nationale australienne ne respecte pas les règles habituelles. La plupart des universités commencent avec des étudiants de première année dans les amphithéâtres et progressent. L’ANU a fait le contraire. Elle a ouvert ses portes en 1946 avec un mandat strict : pas d’étudiants de premier cycle. Uniquement les étudiants diplômés.

Pendant quatorze ans, le campus de Canberra, Territoire de la capitale australienne, a été une forteresse pour la recherche avancée. Pourquoi? Les fondateurs souhaitaient dès le premier jour une institution de recherche. Ils pensaient qu’il fallait concentrer les ressources sur la recherche de haut niveau avant de se soucier de l’enseignement des bases.

Puis vint 1960. Les portes s’ouvrirent enfin aux étudiants de premier cycle.

Aujourd’hui, l’écart entre ces deux époques semble minime. L’université propose une large gamme de programmes pour les deux niveaux. Mais l’héritage de cette orientation initiale façonne toujours la façon dont les choses fonctionnent.

Comment le modèle de l’ANU axé sur les diplômés a changé l’enseignement supérieur australien

Vous n’entrez pas simplement dans l’ANU. Vous entrez dans un lieu construit pour la découverte d’abord, l’instruction ensuite. Cette structure affecte tout, du recrutement des professeurs à la culture du campus.

L’université n’est pas seulement un ensemble de départements. Il est organisé autour d’écoles de recherche spécifiques. Ce ne sont pas de vagues étiquettes administratives. Ce sont des hubs dédiés :

  • Sciences médicales
  • Sciences physiques
  • Sciences biologiques
  • Sciences sociales
  • Études du Pacifique

Chaque école fonctionne avec une mission distincte. La Research School of Pacific Studies, par exemple, tire parti du statut de capitale de Canberra pour s’engager en profondeur dans la géopolitique régionale. Ce n’est pas seulement de la théorie. C’est la proximité du pouvoir.

Les parents et les étudiants demandent souvent : Cette concentration sur la recherche nuit-elle à l’expérience de premier cycle ?

Au contraire, cela inverse le script. Les étudiants de premier cycle ont accès à la même infrastructure que les doctorants. La bibliothèque n’est pas une entité distincte. Les laboratoires ne sont pas verrouillés. Vous êtes dans le même bâtiment que les personnes qui rédigent les articles que vous lisez.

Quelle université convient à un étudiant qui souhaite faire des recherches tôt ?

Tous les étudiants ne réussissent pas dans un environnement de recherche sous haute pression. Certains veulent une communauté. Certains veulent une ambiance de campus traditionnelle. L’ANU propose les deux, mais l’orientation est claire.

Si vous recherchez un endroit où votre spécialisation est directement liée aux institutions nationales, l’ANU est un concurrent sérieux. Être dans le Territoire de la capitale australienne signifie que les stages ne se limitent pas aux cafés locaux. Il s’agit d’agences gouvernementales, de groupes de réflexion et d’organismes fédéraux.

Le changement intervenu en 1960 n’a pas effacé l’identité des diplômés. Il a ajouté une formation de premier cycle à cela. Vous bénéficiez de l’étendue d’une université moderne avec la profondeur d’un institut de recherche.

Est-ce pour tout le monde ? Probablement pas. Mais pour les étudiants qui souhaitent arrêter d’étudier la théorie et commencer à travailler, cette configuration est difficile à battre.

La question ne concerne pas seulement les notes. Il s’agit de savoir où vous voulez être à vingt ans. Dans un dortoir ? Ou dans un laboratoire ?